lunes, 28 de julio de 2008

Signes

Une des histoires les plus fantastiques et belles que j’ai écouté durant les années grises, a été la suivante:

Durant le mois de février de l’année 1977, la situation dans le pays était tragique pour presque tout le monde, quoique la plupart ne voulait pas s’en apercevoir.
Mais cela était beaucoup plus flagrant pour ceux qui, obstinément, prétendaient continuer avec un modèle de militantisme révolutionnaire, évidemment, hors de la réalité.

Continuer quasi aveuglément, avec de grandes erreurs, dans l’appréciation de la véritable situation à travers laquelle la plus grande partie de la population passait, cela ne pouvait servir qu’à augmenter la douleur et les pertes déjà supportés durant l’année antérieure. Mais ils y avaient ceux qui continuaient.

Sans trop de logique, sans savoir en réalité vers quoi l’on voulait aller.

Il n’y avait plus de plans réalistes, ni de contact avec le peuple opprimé et souffrant, ni d’idées claires. On prétendait seulement survivre, mais mal.

Dans ce contexte, qu’évidemment je pourrai approfondir plus amplement, chose qui nous éloignerait énormément de l’objectif de ce récit, ont succédé les faits que je veux vous raconter.

Le protagoniste, membre de l’une des organisations révolutionnaires qui a acquis une très grande importance dans les années septante, assumait comme tâche, la propagande (on appelait ainsi la production et la diffusion de matériels de lecture, dépliants, volants ou journaux).
Une fois par semaine, il rencontrait un autre compagnon qui avait pour mission de distribuer ces documents aux différents groupes qui, malgré tout, persistaient dans la ville.

Un jour, ce compagnon de la distribution n’est pas arrivé au rendez-vous.Quand il s’entretint avec le responsable, il commenta ce fait.

La réponse fût dure à encaisser. Selon tous les indices, cet homme mince, grand et disgracieux, toujours souriant, a été séquestré. Et en apparence, quelque chose s’était aussi produit avec sa famille.

Alors le responsable lui demanda quelque chose de totalement illogique du point de vue de la sécurité. Quelque chose qui par la suite, durant les années d’exil, l’a interpellé plusieurs fois.

Il lui passa un petit papier avec une adresse et lui dit d’aller voir ce qui s’était passé dans cette maison.

Et lui, avec cette discipline qui caractérisait ces jeunes pleins de courage, de foi et d’inconscience, a obéit.

Quand il arriva dans le quartier en question vers deux heurs de l’après-midi d’un été d’une chaleur écrasante, avec le soleil sans remède, il vit que cette rue était déserte.

Rien ni personne ne circulait dans les environs.Il s’approcha de l’adresse qu’il avait apprise par cœur.

C’était une maison humble avec un muret sur lequel était posé un fil de fer tressé, dans le centre, une porte métallique de tubes et un grillage de fils de fer fins.

On pouvait voir parfaitement à l’intérieur.Un couloir de carrelages et au fond, l’une de ces constructions avec une espèce de galerie couverte, les chambres collées les unes à côté des autres.

Tout était silence, chagrin.

Il resta à regarder vers l’intérieur sans oser sonner à la porte.

Il essaya de percevoir un quelconque signal, quelque chose qui puisse lui donner une idée de ce qui avait pu se dérouler là.Depuis la pénombre de la cour couverte au milieu de cette maison silencieuse, aucun signal, rien.

Il était comme pétrifié en aiguisant la vue et l’ouïe.

Il doutait.Sonner, accomplir la tâche de savoir ce qui s’était passé là ou s’en aller rapidement et se perdre dans le labyrinthe de la ville calcinée par le soleil.

Soudain il eût la sensation pronfonde qu’il était observé.

Il se retourna lentement et regarda vers la maison d’en face.

Une de ces typiques avec la façade plane, une porte en bois, une fenêtre de chaque côté et le mur couvert de petites pierres grises.

Il leva les yeux. Depuis la terrasse, un couple âgé le regardait.

Malgré les mètres qui les séparaient, il vit distinctement leurs yeux, sombres et avec une étincelle particulière. Ils ne bougeaient pas, ils ne parlaient pas. Ils le regardaient seulement.Un geste subtil sur le visage. Comme un sourire suave. Seulement ça.

Mais l’intensité du regard était énorme.

Ils leur disaient quelque chose, sans parler.

Perturbé, il se retourna. Il était tourmenté par la nécessité d’accomplir la mission qui lui avait été incombée.

Il cherchait encore un signe dans cette triste solitude comme un vide qui émanait depuis l’intérieur.

A ce moment, sortant du néant , un autre couple de personnes âgées s’est approché en marchant lentement sur le trottoir, à quelques pas de lui.

Ils se tenaient par le bras. Ils marchaient droit vers l’endroit où il se trouvait.

Il recula de deux pas pour leur laisser de l’espace entre lui et la bordure.

En passant à ses côtés, les deux personnes l’ont regardé avec ces yeux spectaculairement brillants, ce suave sourire qu’il avait vu émanant du couple de la terrasse. Les deux visages retournés vers lui.

A ce moment, comme un acte réflexe, il regarda encore une fois vers la maison d’en face.

Là, il n’y avait personne.

Il regarda à nouveau vers le couple qui venait de passer à ses côtés et il ne les vit plus.Il regarda dans tous les sens et ne vit personne.

Ni voiture, ni individu.

Seulement la chaleur, le soleil pénétrant et la sensation qu’il fallait partir de là immédiatement.

Il se précipita à marcher aussi rapidement que ses jambes pouvaient le lui permettre.

Durant tant d’années à revivre toutes ces choses pleines d’émotions, de drames et de merveilles, il donna mille tours à l’histoire.

Et à chaque fois, avec plus de netteté, la vérité s’est révélé à lui.

Ces êtres étaient sorti du néant , ils étaient là pour lui transmettre un message.Certains ont la chance ou l’intuition nécessaire pour tenir compte de ces signes.

D’autres, non.

Lui a vécu pour le raconter.

Aujourd’hui je fais honneur à ce récit, je vous le transmets.
Le monde n’est pas seulement ce que l’on croit voir. C’est beaucoup plus.

Enormément plus.

sábado, 12 de julio de 2008

EL MANUSCRITO ENCONTRADO EN BRUSELAS...

La otra tarde Natacha me trajo unas cajas llenas de papeles y otras cosas que estaban en el sótano desde hacía bastante tiempo.

Es la herencia del movimiento casi perpetuo que nos agita a todos los de mi familia desde tiempos muy remotos.
A un promedio de una mudanza cada año y medio, mas o menos, y no solo cambiando de barrio, sinó de ciudad y también de país.
El movimiento casi permanente, la vida casi errante, la trashumancia del exiliado impenitente.

Y ella, claro, como buena hija mía que es, no solo heredó los hábitos.
También mis papeles, esculturas, fotografías, pinturas, grabados, libros y otras visicitudes de la vida de artista y ex refugiado político.

Pero a veces hace falta compactar un poco todo aquello, el lugar no sobra últimamente.
Y es así que se puso a la tarea, junto a Cristina, Enrique y Alberto, de reacomodar los tan vapuleados archivos akásicos de treinta años por Europa.

Yo estaba pensando en mi partida hacia Argentina pasando por Cataluña de dos días mas tarde, así que mucho no podía ocuparme de estos menesteres.
Pero bueno, las cajas allí estaban, y yo debía hacer el “triage” de aquello.

Así que a la tarea me puse.

Y claro, sale a relucir la historia cada vez que abrimos aquellos recipientes desde hace décadas cerrados.
Papeles, folletos, invitaciones a exposiciones ya olvidadas, fotos, pequeñas cosas.

Tomé una, como se dice comúnmente, salomónica decisión, ya que no podía dedicarle mucho tiempo emocional a esta cuestión.
Coloqué cerca mío una gran bolsa de deshechos y comencé a tirar todo casi sin mirar.

Pero de pronto, sorpresa.

Tenía entre mis manos algo que escribí hacia mis veinte años, meses más o menos.

Es un cuento, humedecido por los años de sótano. Lo había buscado intensamente en otros momentos, pues tenía de él un vago recuerdo y quería saber que era lo que podría haber escrito en aquellos tiempos tan lejanos.

Resulta que en esa época estudiaba cine con Nicolás Sarquís. Y escribí este texto para, a partir de él, elaborar un guión para la realización de un corto metraje. No hubo tal, pero quedó este texto.

En él se concentran no solo recuerdos personales y relatos de mi padre, de cuando volvía de sus viajes al Tucumán de los 50.

El me contó la historia del niño lustrabotas que aparece en el texto.
Le agregué impresiones y recuerdos de mi propia infancia, y también le puse mucha imaginación.

A lo que se sumó la tensión social de aquellos años, y las ideas que agitaban poderosamente a buena parte de mi generación.

Después de pensármelo unos días, decidí ofrecérselo a ustedes en el blog.

Me sabrán disculpar.

A veces lo mejor que se podría hacer con estas cosas es tirarlas al papelero.
Pero fui débil y no pude.

Prefiero con honestidad mostrarlo, quizás les guste algo de lo que en aquellas épocas escribía.

El texto carece de titulo.

Y confieso, por último, que le cambié el final.
Es decir, suprimí el aspecto trágico del desenlace para que quede así, mucho mas esperanzador, y también, quizás, mas idealista.

O quizás no.

En fin, ustedes decidirán.




Nació a orillas de la acequia, cerca del agua, debajo del techo de paja, a la sombra de los paraísos, cerca de los sauces llorones.

Allí estaba ese mundo.

Con el habló sin articular palabra. Allí creó sus seres fantásticos, y sus fantasmas.
Allí aprendió a jugar en el barro con el barro.

Aprendió también a oír la oscuridad, con su cascada de grillos y de ranas desbarrancadas, con el crujir de los sauces contra el viento, con los sollozos de su madre junto al sol de noche.

Intuyó que no había tregua.
Que nunca la habría.Era un sentimiento aislado, como un recuerdo muy lejano, que se terminó por caer a los diecisiete años, a pesar de que siempre había existido, mezclado con sus pobres recuerdos infantiles.

Después de cumplir los siete años, comenzó a ir todas las mañanas hacia el pueblo, a la capilla.

Le gustaba caminar por la huella más profunda del camino, saltaba los charcos más pequeños, pisaba los grandes. Pateaba todas las piedritas y latas del camino, en especial las de conservas, que rodaban mucho y caprichosamente.

Llegaba casi siempre con las manos en los bolsillos y los ojos fijos en la vereda, tratando de sorprender algún charquito, entre ladrillo y ladrillo con su capa de escarcha como de vidrio verdoso, para pisarlo de improviso y poder sentir ese deliciosos crujido bajo las pampero.

Después, se apoyaba contra la pared húmeda de la capilla, decorada de verde y con mil habitantes rumorosos con su reina araña, esperando que pasara alguien y extendía la mano deliberadamente embarrada.

Más tarde, los saltos y las corridas alrededor de los que caminaban por la vereda. Los tirones en las mangas, especialmente de aquellos que entraban, quizás a rezar.

Esto lo practicó mucho tiempo junto a los tres vagos del otro lado de la acequia, que llegaban casi puntuales a eso de las nueve, todos los días.

Algunas veces, a medio día, se divertían peleando con los que iban a la escuela que quedaba pegada a la capilla. Sus caritas blanquitas, sus guardapolvo blanquitos, sus manitas blanquitas. Sus ojos con desprecio, sus bocas con insultos. ¡Negro de mierda, cabeza!

A cada insulto, las piedras eran mas grandes, cada chillido dolía más adentro, le hacia arrancar piedras mas pesadas, con mas barro.
De vez en cuando aparecía un cura, que los corría blandiendo una vara, enredándose en la sotana.

Pasó bastante tiempo de aquella manera, llevando algunos pesos todas las tardes a su rancho de allá cerca de los paraísos, de la sombrita fresca en el verano y del frío pegado en el barro del invierno, junto a la acequia.
Muchos días llevando monedas que se juntaban en el apagado tintineo del monedero de su madre.

De su padre, hacia mucho tiempo que no sabía nada.
Tan solo recordaba los gritos de una noche, mucho, mucho tiempo atrás. De su madre gritando despeinada, de su padre tambaleante y con los ojos rojos. De dos bultos que se agitaban y luchaban, a contra ritmo de sus sombras, del sol de noche agitándose despavorido en el centro del rancho.
Siempre se acordaba de esa escena. Era quizás el único recuerdo claro de su padre, de la representación de su padre. De un hombre que siempre venía a su mente con ojos llorosos, con puños grandes, que golpeaban la mesa con rabia, haciendo volar los vasos. De aquellos nudillos rojos de desesperación, quizás de golpear puertas en vano, o mesas, no sabia bien.

Después, vinieron otros padres, pero nunca los recordó mucho, será porque nunca se fijó demasiado.
El único recuerdo que quedaba de ellos eran sus hermanos que ya a esas alturas eran cuatro.

A los diez años decidió que en invierno el parador donde se detenían los trenes, era el lugar mas lindo del pueblo. Era todo blanco, bastante altas sus paredes, y cuando se apoyaba en ellas sentía como un viento caliente en la espalda.
Allí se sentaba a la hora de la siesta, después de estar bajo la fría sombra de la iglesia. Y se adormecía despacito, porque ya se había comido el pan robado al panadero gordo con bigotes y alpargatas de enfrente a la plaza.

Había que esperar que sacara la canasta a la vereda para subirla al carro, y fuera adentro a buscar otra. Entonces lanzarse a toda carrera y pescar un pan al vuelo.

Siempre había viejos que venían a pararse un rato al solcito junto al paredón. Y a veces las chicas de la tienda de enfrente, la de las vidrieras llena de dibujos de gatitos enredados en ovillos de lana y calzones para viejas.

Pasó el tiempo.

Un día se encontró por allí a uno de sus antiguos compañeros de tirar la manga.
Cuando volvió para el rancho, ya se traía dos cajones de manzanas nuevitos. Se paso hasta tarde martillando.

Al otro día ya estaba instalado desde el primer solcito de la mañana junto al paredón blanco, con su cajoncito, un par de cepillos, un trapo que antes era una camiseta y dos tarros de cobra.
Así empezó la nueva etapa, muy productiva los días en que paraba el tren de Buenos Aires, donde venían porteños que preguntaban si tenia padre, donde vivía, cuantos hermanos tenia, a quien le daba el dinero…, y que después, generalmente, terminaban pagando el doble por la lustrada.

Los vagos de la iglesia decían que la cosa era irse para Buenos Aires. Siempre lo decían, hasta que no los vio más.
_Se fueron nomás_ le dijo el cafetero de la estación.

A el lo asustaban un poco esos porteños con sus zapatos bonitos, siempre brillantes, que se lustraban sin necesidad, y encima pagaban doble.

Por los quince empezó a irse para las chacras. Era lindo caminar entre lo maizales, donde no había viento frío, con el solcito tibio y el ruido crujiente de las cañas.
Sentía en sus brazos una fuerza que crecía, que se asentaba en las manos. En las manos que ya tenían la necesidad de aferrar un machete, un hacha, o un pico. Tal vez otra mano.

Anduvo mucho por las chacras. Visito todas las de por allí. Al final terminó acostumbrándose a las historias de los chacareros, de que no había trabajo, de lo poco que había lo hacían con sus hijos, que para colmo el nunca había estado en esto, que tenia pinta de vago, que había que levantarse temprano y trabajar mucho.
Siempre las mismas historias. Y el siempre repetía lo mismo. Que quería trabajar, que iba a aprender, que se levantaba temprano. No dio resultado.

¡En Buenos Aires trabajás de lo que sea, si hay para todos, tienen la plata del país los porteños. Podes emplearte en un bar, o en una fábrica, si conseguís. Siempre hay rebusque. ¡Tomatelás, pibe! Eso le dijo el cafetero de la estación.

Con los dieciséis años que ya tenia se sentía con fuerzas, capaz de hacer muchas cosas, hasta de levantar bolsas de cincuenta quilos, sin doblarse, de puro macho. Seguro que los de allí son todos unos flojos, se decía, y cada vez sentía que tenía mas fuerza.

Hasta que un día metió sus cosas en un bolso y se fué. Con sus pocas pilchas, sus pequeñas cosas, sus grandes esperanzas.
Tenía donde ir, una dirección, la de uno de los vagos que no veía desde por lo menos los catorce años.
¡Es en una villa, decile al Juan Carlos que me mande unos pesitos en cuanto pueda!, fue lo último que le grito la vieja desdentada desde la puerta del rancho, al otro lado de la acequia, la tarde antes de irse.

Todo era ruido y ecos, gritos y corridas. Lo empujaron varias veces, tropezó otras tantas con bultos apoyados en el suelo, junto a personas que se abrazaban, se besaban, clamaban hacia las ventanillas.

¡Ya estoy en Buenos Aires…la pucha!

Pero Buenos Aires se le reducía rápidamente a ese conglomerado de gente que lo arrastró hasta el hall enorme y luego lo dejó solo.

Dejo el bolso en el suelo, tomo aliento, pensó y repensó, compro Clifton y tomó un café parado.
Sentía un calorcito en el bolsillo, allí donde su mano izquierda apretaba el papelito. Tomó impulso y salió a la calle.

Una explosión.

Era un mundo que estallaba en sus oídos a cada instante. Vio esa noche falsa, falsamente iluminada, falsamente dividida por todos esos, que corrían a treparse a los colectivos, que comían panchos parados leyendo el diario, empujando el final de la salchicha con el dedo para poder salir a correr a la calle mas rápido, los que gritaban, los que puteaban, los que esperaban.

Los que esperaban sentados sobre valijas y bolsos, con la misma cara que seguramente tenia el en ese momento. Le vino de pronto el recuerdo de las noches con ranas y grillos, junto a la acequia.

Esa noche dormitó sentado sobre el bolso, apoyado contra una pared de la estación.
Se despertó o mejor dicho, abrió los ojos cuando los gritos aumentaron hasta hacer insoportable el esfuerzo por tenerlos cerrados.

Se levantó, se estiró, volvió a mirar ese mundo que lo rodeaba. El nuevo mundo.
Registro el bolsillo, como con miedo, hasta sentir con la punta de los dedos al papelito, que allí lo esperaba.

Después de mirar minuciosamente como el agua del inodoro se llevaba una parte que había sido suya por un tiempo, se dirigió lentamente a tomar un café. Luego preguntó varias veces hasta encontrar un diariero diligente.

Trepó a un montón de hierro trepidante y sudoroso, donde se amontonaba gente que tenia la mirada extrañamente perdida. Los miró un instante y luego sintió vergüenza, bajó la cabeza y se dedicó a ver como los zapatos de distintas razas se pisoteaban, se empujaban y entrechocaban en una especie de enjambre oscuro, cerca de los suyos, que le parecieron distintos a los de los demás.

Eso duró solo un momento, pues enseguida, gracias a una formidable fuerza aplicada a la altura de sus riñones, cayó sobre los sonámbulos. Le quedó en la retina una imagen, la de sus zapatos hundiéndose en la misma oscuridad de los otros.

Después de sostener alguna batallas subterráneas, de escuchar algunas discusiones cerca de sus oídos, y haciendo esfuerzos por entender las explicaciones que le dieron algunos de los que lo rodeaban, se largó cansado del armatoste rodante.

Empezó a caminar por vereditas embarradas, un poco sorprendido por el amontonamiento de latas y maderas, ropa flameando, antenas de televisión como garras contra el cielo gris, viejos sentados sobre cajones, apoyados cerca de puertas de arpillera, con la mirada fija en algún lugar del tiempo.

Perros flacos y barro. Chicos flacos y barro. Mucho barro, mucha vida flaca en él, jugando con él, hundiéndose en él.

Preguntó y le dijeron. Mas adelante volvió a preguntar. Esta vez mostró el papelito. Otra vez le dijeron.

Se sentó a pensar sobre un cajón de manzanas. Prendió un cigarrillo y se dio cuenta que estaba solo, y si alas.

_Parece que el Juan Carlos se fue a otra villa. Nadie sabe donde está_ Eso pensó que le iba a mandar a decir a la vieja del rancho, al otro lado de la acequia.

Como a los tres cigarrillos y un pedazo de pan que tenia en el bolso se le acercó una vieja.
Lo miró despacito, plantada frente a él.

…que lo mejor que puedo hacer es volverme a mi pueblo, y si no, que lo vaya a ver a un tal Gonzalez, en el centro. Que cuando me de el trabajo y tenga los termos vuelva a pasar la noche en su rancho, si no tengo donde ir…

Iba pensando y pateando una latita, un rato después que la vieja le apoyó la mano en el hombro y desapareció tras una arpillera.

El señor Gonzalez. Dos labios carnosos y con bigotes le explicaron rápidamente lo que había que hacer y donde tenía que ir, mientras dos ojitos brillantes lo estudiaban milimétricamente. Con manos diestras lo cargó con termos, vasitos de plástico y un birrete amarillo.

Ya estaba de nuevo en la calle y con un trabajo.

Pero se sentía solo y desarmado, caminando por la vereda, a pesar de que los termos parecían cañones. Casi la misma soledad que sentía apoyado contra la pared blanca, sentado en el cajoncito.

Encontró en la villa un calor distinto. Con el tiempo era como si su ranchito de la acequia se hubiera multiplicado por mil. Había muchos hombres, muchas mujeres, muchos chicos.

Casi todos hablaban con tonadas que se le hacían familiares. Usaban palabras similares, reían, gritaban, jugaban, peleaban, iban y venían. Trabajaban con algo de familiar. Poco a poco se sintió menos solo.

Y los sábados y los domingos de partido en la portátil, de grandes risas con el vino en el aliento y los barriletes de papel de diario por sobre las antenas de televisión, volando mucho mas alto que ellas, lo encontraron con las ganas de ser él,de él, para él y para todos, con todos.

Con su mano sobre otra mano.

Cada vez los termos le pesaban más. Le pesaba estar solo en el tren o la estación, vendiendo calor en vasitos de plástico.
El contraste entre las noches en los trenes y los mediodias de los sábados y domingos era cada vez más fuerte.

Hasta que una noche fué y le dejó los termos, los vasos y el birrete a las manos de la boca con bigotes y ojitos sorprendidos, y salió corriendo para la villa, y lo despertó al Coco para decirle que a la mañana se iba para la fabrica con ellos.

Y con el tiempo, mientras se lavaban todos juntos las manos y los brazos, riendo, gritando, hablando sin parar todo lo que no podían durante el día por el ruido de las maquinas, se dio cuenta de que ya era un compañero, porque tenia compañeros.

Y que eso era la mejor cosa que le podía pasar, porque todas esas manos que se sacaban la grasa negra eran como de hierro, porque estaban todas juntas, y lo defendían a el también.

Entonces hundía los puños en el agua con jabón, sintiendo que se unía a la fuerza, con su propia fuerza.

martes, 1 de julio de 2008

La terrasse

Dans mon quartier de maisons basses, le bâtiment d’en face était le seul qui dépassait les autres.

Trois étages du mastodonte immense et horrible construit à grands efforts par la famille Fasio.

J’aidais Anibal, le fils majeur et mon meilleur ami de ses années-là, dans ses tâches de maçon.

Mon objectif était qu’il se libère rapidement de la dure besogne qui s’imposait à lui quotidiennement pour qu'il pût venir jouer chez moi, dans le fond du jardin.

Cet édifice a été très important dans mon enfance.
Là, j’ai connu le travail pour la première fois et dans ses détours à moitié construits, j’ai spéculé avec Anibal sur les secrets de l’amour, les femmes et la vie.

Je suis tombé amoureux pour la première fois dans la vie d'une fille du quartier et j’ai appris beaucoup d’autres choses.

Comme j’étais presque de la famille, je rentrais dans la maison des Fasio à n’importe quel moment, même quand mon ami n’était pas là, je m’asseyais sur une chaise près de la bibliothèque, et je me submergeais dans les volumes de l’encyclopédie britannique que personne regardait, à part moi.

Encore maintenant, je garde le souvenir quasi intacte des nombreuses lectures de cette époque.

L’univers, les hommes célèbres, la chimie, les étoiles, tout était quelque chose de délicieux, je le dévorais même sans comprendre beaucoup de ces paroles.

Dans l’appartement dévasté, au milieu du chaos de cette famille de six frères, je m’isolais et je jouissais avec le mystère.
J’ai cru soupçonner quelques unes des clés secrètes. Peu importait la réalité. Du moins ce qui s’entendait habituellement par réalité.

Une muse évanescente me montrait les voiles qui couvraient sa beauté. Et il me semblait qu’elle faisait le geste d’en enlever.

Moi, je croyais et c’était le plus important.

Savoir. C’était la consigne.

Mon père n’était pas étranger à cette obsession. Il obtint d’une quelconque manière, qu’elle fût mienne aussi. Du moins l’une d’elle.

Et j’étais là, à dévorer l’impénétrable. Essayant par tous les moyens de retirer des voiles à la beauté. Mais ce que j’ai aimé par-dessus tout de cet édifice, a été sa terrasse.

C’était la porte ouverte au ciel, c’était mon observatoire de l’au-delà. Il est pour moi impossible de me rappeler, et encore moins de quantifier, les heures que je passais accroché au mur qui me protégeait du vide en regardant l’horizon.
Cette ligne indéfinie, indéfinissable.
Magique à n’en plus pouvoir.

L’horizon n’était pas seulement ce mélange diffus de contours, de protubérances et de couleurs. C’était l’essence de tout. C’était ce qu’une fois sera. C’était la promesse, l’objectif, le rêve.
Et par dessus tout, le désir.

Voyager, m’en aller très loin. Connaître tout ce que la distance impossible à mesurer promettait. La distance du monde, et ma distance.

L’horizon c’était ça et c’était moi. On formait une même chose.

Je l’ai tellement aimé comme on aime une femme impossible, qui existe seulement en soi.
Tant comme la languide rumeur d’un avion qui s’éloignait dans l’après-midi.
Cette rumeur de ces années-là, avec moins de turbines et plus d’hélices qu’aujourd’hui. Ce ronronnement lointain qui me transportait vers une autre dimension. Ces mystérieux navigateurs du ciel allaient vers l’horizon.

Vers mon horizon.

Je les suivais avec le regard jusqu’à ce qu’ils disparaissent. Mon rêve les accompagnait.

Plusieurs fois, je me réveillais au milieu de la nuit avec ce bruit dans les oreilles ou avec la sirène lointaine des locomotives diesel du chemin de fer Sarmiento, qui roulaient vers le centre de la grande ville que je ne connaissais presque pas mais que j’imaginais.

Les années de cette enfance se sont écoulées mais ma passion pour la terrasse, non. Je montais là, même quand adolescent, la vision s’était étendue un peu plus loin.

Le ciel blanc d’étoiles, dans les nuits chaudes et silencieuses de l’été, complétait l’horizon des soirées.
L’abîme noir et ses mystérieux mouvements nocturnes me faisaient rêver autant que l’horizon.

Mais c’étaient des rêves d’un autre caractère.

Pendant que l’horizon m’appelait et me racontait des choses de ma vie à venir, la phosphorescente noirceur du ciel se référait à quelque chose que j’avais peut-être été mais que je devais découvrir.

Tout était là. L’avant et l’après.

Et au milieu, mes yeux avides et mon cœur à battre à tout rompre dans ma poitrine.

sábado, 14 de junio de 2008

EL CHE


Extracto de un artículo de Mario Jorge Muñoz, publicado por PL, a su vez incluido en Bolpress.
Es parte de una entrevista realizada a la doctora Aleida Guevara March, uno de los cinco hijos de Ernesto Guevara, el Che.
De esta forma, quiero homenajear al Guerrillero Heroico en su 80 aniversario.


"Hace unos días discutía con un francés. Él me decía que si el ejemplo de mi padre hubiera sido útil, en el mundo existirían muchos hombres como el Che y él no conocía a ninguno.

Le contesté que ni él ni yo teníamos la capacidad para decir que en el mundo no hubiese miles de Che.

Pero además que no olvidara que Ernesto Guevara se había encontrado con un Fidel Castro, con un grupo de hombres decididos a hacer una revolución real. Que Che Guevara había tenido la oportunidad de estar con el pueblo cubano, y que ese pueblo lo había apoyado hasta las últimas consecuencias para que él pudiera llevar a cabo su sueño.


Entonces le dije que quizás haya miles de Che en el mundo, pero no han tenido la oportunidad de manifestarse.


"Es muy interesante, por ejemplo, ver a los jóvenes en Italia, que no tienen nada que ver con mi papá, o la gente en España, preocupadas por conocer de mi padre directamente de nosotros.


Eso es un signo de que realmente en el mundo hay gente con muchos deseos de hacer algo más, de no quedarse atrapada en la sociedad de consumo y tratar de ayudar a sus semejantes.


Para mí es un estímulo tremendo.

"Pienso que el Che es una bandera en el mundo, una bandera para la dignidad, para la fuerza, para la valentía. Desgraciadamente murió siendo un hombre joven, 39 años, y seguirá siéndolo eternamente. Si realmente lo podemos conocer más y llevarlo un poco adentro, entonces ese joven que nos entregó un ejemplo tan completo del hombre del siglo XXI, cumplió su objetivo fundamental en la vida.


Porque seríamos capaces de ser hombres mejores, los hombres que él quería para el mañana. Y por tanto la sociedad, la humanidad, viviría mucho mejor".

miércoles, 11 de junio de 2008

Les heures magiques

Dans la tiédeur flottent d’étranges filaments blancs. Ils viennent du ciel, ils volent silencieusement, ils restent collé sur les plantes et sur les poteaux de téléphone.
La lumière est puissante, brillante, immense.

Le mystère reste collé sur les mains quand nous courons sur le trottoir pour les attraper. Et quelques secondes après, comme un rêve, il disparaît. On dit qu’il se nomme : « Baba del diablo » (bave du diable)

Personne ne sait ce que c’est.

Mon père s’aventure à dire que la cause peut en être une éruption, lointaine, évidemment, d’un quelconque volcan. Mais ces années-là, les volcans n’explosaient pas. Cela est plutôt dû à un souvenir de son enfance.

Je crois que ce fut avec le Krakatoa.

Allez savoir!

Les langues blanches continuent à descendre silencieusement. Tout le quartier fait la sieste.

L’heure prodigieuse commence.

Au fond de la maison, parmi d’autres arbres, il y a un oranger. Au printemps, il se remplit de petites fleurs blanches et il s’en dégage un merveilleux parfum. Dans le silence de l’après-midi a peine commencée, les abeilles bougent dans une rumeur ailée et laborieuse. Je passe de longues minutes à les observer.
Elles volent au-dessus des fleurs, précises et minutieuses.

Je me fonds avec le silence, je bouge secrètement.

Parmi les feuillages, les fourmis, en file indienne, sont concentrées dans leur transport de matières premières pour leur futur incertain. En réalité, elles ne savent pas qu’il est incertain. Moi, je le pressens, avec cette envie qui me dépasse de jouer comme si elles étaient une colonne de Japonais méchants avançant dans la jungle d’une île du Pacifique. Et que moi, je suis la glorieuse et puissante aviation nord américaine qui les bombarde. Mais cette après-midi, je décide, magnanime, de les laisser en vie.

Au fond du jardin, il y a des choses qui m’intéressent plus.

Une montagne de décombres qui, durant de nombreuses années, est restée là, les restes de la construction relativement accidentée de la maison.

Gloire de mes vieux, gigantesque pas en avant pour la famille, la maison de Castelar a été le délice de nos familles, le moment le plus merveilleux de mon enfance et de la maturité de mes parents, je suppose.

Dans cette montagne presque couverte par un genre de liseron qui traîne et qui envahit tout, il y a un monde. De petits insectes, certains d’une couleur verte métallique qui me fascinent, d’autres pas si beaux mais non moins intéressants. Il y a les habitants vivants, qui se traînent, qui fuient effrayés ou d’autres qui essayent de se camoufler dans la quiétude la plus absolue.
Il y a aussi les habitants morts, comme cette peau d’araignée, gigantesque et impressionnante, que j’ai trouvée parmi les décombres. Elle était parfaitement conservée, entière, c’était une découverte sensationnelle.

Dans le sommet de la petite montagne, juste à l’angle des deux grillages en fil de fer qui nous séparait des maisons du fond et du côté gauche, s’érigeait un des deux mûriers. Y grimper était l’un des sports favoris.

Pour plusieurs raisons.

Premièrement, pour la sensation inégalée que produisait le fait d’être dans les hauteurs de l’arbre à moitié caché par les feuilles. Deuxièmement, par la quantité de vies secrètes qui glissent entre les branches. Et troisièmement et le plus émouvant : de là on voyait assez bien, une partie du jardin des voisins, les Elman qui vivaient dans leur énorme maison verte de style, disons, colonial.

Et dans le jardin, en plein soleil, la merveilleuse blonde sans soutien-gorge. Cela n’était pas croyable.

Me glissant sur la branche le plus délicatement possible, essayant de ne pas provoquer le moindre bruit, enfin, je pus voir réellement ce que j’avais tant imaginé. Blanche et fulgurante beauté.

Bruyant silence de l’après-midi.

Magie ancestrale.

Heure des apparitions secrètes.

Les habitants du monde occulte se montrent à l’arrière des arbustes et des touffes d’herbe. La cigale chante dans la chaleur vibrante. Et ces points lumineusement rosés que je n’oublierai jamais.

Première rencontre avec le corps d’une femme, lointain mais puissamment gravé dans mes souvenirs des neuf ans.

Malena, la nommaient ses parents. Des années après, chaque fois que j’entendais ce tango, ses seins me venaient à l’esprit.

Mais cette vision ne durait pas car suspectant cette jeune femme lumineuse de savoir que je l’observais, je descendais rapidement de ma branche. Et je retournais à mes occupations scientifiques.

Dans le garage, j’ai trouvé le verre dont j’avais besoin et avec un soin exquis, j’y posais le corps de l’araignée.

Je l’ai installé parmi les trophées sur le bureau que mon père avait fabriqué dans la chambre qui avait appartenu à ma grand-mère. Et je n’ai rien dit.

Je suppose que ce fut le lendemain matin, ou un autre, peu importe, pendant que ma mère était occupée à nettoyer que cela arriva.

Moi, j’attendais le moment avec plaisir.

Un trépignement furibond et quelques cris nerveux m’ont indiqué que l’orage approchait. En une seconde, ma mère était dans la cuisine, haletant et quelque peu échevelée. Il y a une énorme araignée sur ton bureau, me cria-t-elle angoissée, en essayant de trouver quelque chose qui puisse tuer un tel monstre.

Tranquille, sans interrompre mon petit déjeuner, je lui dis qu’elle était à moi, qu’il n’y avait rien à craindre, qu’elle était bien morte.

Bien sûr, il va de soi que d’une certaine manière, elle pensa que moi, j’étais un maudit.
Elle me cria hors d’elle, pourquoi je ne lui avais pas dit que j’avais placé cette horreur là, et en plus, pourquoi je ramassais ces porcheries, etc.

J’ai simplement déclaré que c’était ma collection, avec le serpent placé dans le vase contenant du formol, et le cerveau humain dans une situation identique, prêté pour un temps par ma voisine d’en face, Perla.

Et pendant que ma pauvre mère déchargeait son angoisse en me disant tout ce qu’elle pensait de ma collection morbide, je sentais monter en moi, l’un de ces plaisirs que j’ai souvent senti, plusieurs années plus tard, en infligeant une petite méchanceté aux diverses femmes qui sont passé dans ma vie et qui m’ont toléré. Un petit rire compulsif m’émeut, je ne pouvais pas l'éviter.

jueves, 29 de mayo de 2008